Architecture


L’histoire a permis au château de traverser les siècles sans dommages et l’on bénéficie aujourd’hui d’un exemple rare de l’architecture militaire du Moyen Age. La Grand’Cour suit le plan d’une « forteresse-coquille » : enceinte quasi-circulaire, ici à 17 pans, de 40 mètres de diamètre, entourée de douves, avec une unique tour abritant le porche d’entrée.

Au XIIIème siècle, la tour d’entrée ne comportait qu’un étage et était coiffée d’une terrasse vraisemblablement bordée de créneaux. La salle de garde a conservé ses archères donnant sur le pont, ses passages vers le chemin de ronde et son assommoir à l’aplomb de la porte sous le porche.

Le pont présente la particularité d’être un pont-bascule : la partie intérieure du plateau, en tombant dans la fosse de manoeuvre, faisait contre-poids à la partie extérieure qui venait s’encastrer en façade du porche. En outre, en cas d’attaque, les assaillants devaient franchir deux vides successifs avant de se heurter à la porte dont on peut encore voir les gonds et l’emplacement des poutres de verrouillage.

Le logis seigneurial se situait au centre de la motte, dans l’axe de l’entrée. Mais il a complètement brûlé au XVIème siècle. Des fouilles récentes laissent supposer que cette construction pouvait même être légèrement antérieure à la fortification du lieu (?).

C’est au XVème siècle qu’ont été construits le deuxième étage destiné à la salle du trésor, et le dernier niveau, sous le toit, qui à l’origine comportait vraisemblablement des hourds. Pour y accéder, un escalier à vis a été ajouté, abrité dans la tourelle bâtie contre la tour carrée. Cette juxtaposition très originale contribue au charme de l’ensemble.

L’actuelle longère, en partie sur les décombres du logis initial, date de la seconde moitié du XVIIIème ; elle a été récemment réhabilitée pour accueillir des chambres d’hôtes.

L’ensemble du site est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis juin 2009 et enrichit ainsi le patrimoine du Pays Loire Val d’Aubois.